Peintre : Hocine Ziani
La vie d'Hocine Ziani se lit comme un roman, voire comme un conte de fées. Né en Algérie il y a quelque cinquante ans, d'une famille modeste, vivant dans un village et une région qui ne l'étaient pas moins, il n'avait a priori aucune raison pour devenir un jour l'artiste à la renommée internationale qu'il est devenu. Sauf que le petit gamin qu'il était avait une seule et unique passion, qui lui a valu d'ailleurs de subtiliser des craies de couleurs à l'école du village pour pouvoir dessiner, dessiner à tout prix et partout. Il avait pour sujet la nature et le village de son enfance, les habitants de ce village, sa propre famille, et ses croquis se sont multipliés à l'infini. A l'écart de toutes les influences culturelles, Hocine Ziani s'est construit, patiemment, à force de ténacité et de persévérance, une personnalité et une manière de peindre bien à lui. Toute sa vie, Hocine Ziani a travaillé à perfectionner son art, à affirmer son style, mêlant dans ses toiles le réalisme ou l'hyperréalisme des premiers plans à une semi abstraction qui occupe le fond de sa composition. Il est avant tout peintre de son Algérie natale, et de la lumière si particulière qui y règne. Il en a retracé tous les aspects, des grandes scènes de batailles qui lui ont été commandées par le gouvernement, et qui l'ont amené à recalculer perspectives, couleurs et compositions, afin d'éviter à tout prix les répétitions qu'il abomine, aux scènes les plus simples de la vie quotidienne. Hocine Ziani s'est essayé à tous les genres : portraits, natures mortes, paysages, peinture d'histoire, fantasias, scènes de la vie saharienne dans tout leur faste et leur splendeur, comme dans leur plus extrême simplicité. Peu à peu, au fil des ans, Ziani est allé vers plus de dépouillement et d'épuration, se rendant compte que trop de détails, de personnages ou d'objets tue la vision d'ensemble et affaiblit la composition. Il a alors cultivé le contraste entre premier plan et second plan, faisant s'évanouir celui-ci dans une poussière lumineuse semblable à un mirage. Ses œuvres en ont acquis une force et une puissance évocatrice sans pareille.
Rissa Ixa
Rissa
Ixa, né en 1946 à Innates (arrondissement de Tillabery) près de la frontière du
Mali, décrit ainsi son travail : « Au sein de la famille, les hommes
et les femmes m'enseignaient l'Histoire touarègue et m'initiaient à l'art et à
l'écriture tamachek. Je dessinai sur le sable. Puis parti à Niamey (1959), j'ai
continué à dessiner sur tous les supports à ma disposition. Lors de mes
rencontres avec d'autres artistes, j'ai pu observer et apprendre différentes
techniques de peintures. Je vis et travaille, je milite dans le but que la
culture touarègue ne disparaisse pas et continue à vivre en gardant son essence
: le respect des traditions et des Hommes. »
La
démarche de ce peintre est de peindre des scènes de la vie pastorale de la
société touarègue, sur le registre figuratif. Il reprend, par ailleurs, les
motifs géométriques traditionnels, qui agrémentent les objets de la vie
matérielle, et tente d'adapter certains de ces objets eux-mêmes, dans une
démarche modernisante, pour les rendre utilitaires et séduisants aux étrangers
à sa société. Il s'agit, selon lui, à la fois de montrer ce qui caractérise, à
ses yeux, la société touarègue et de vivifier son savoir-faire, au sein d'un
artisanat associatif ouvert sur le monde extérieur.
Mohamed Sidi Mohamed
Après des études à Tombouctou et
à Bamako au Mali il décide de quitter le Mali pour se rendre en Libye en 1985
dans l’espoir de trouver du travail. La route du Mali passe à Tamanrasset et il
s’y arrète. Grace à deux commerçants de la ville, Monsieur Ahmed Laroui et
Monsieur Ben Abdelkrim il débute dans la décoration de leurs maisons. A
Tamanrasset la maison Laroui est aujourd’hui une des plus belles maisons de la
grand rue que vous pouvez visiter puisqu’elle est devenue un très beau magasin
d’antiquités et d’objets touaregs ; vous pourrez y admirer toute la
décoration des murs, fenêtres, et meubles réalisés par l’artiste. Mohamed Sidi
Ahmed descend d’une famille marocaine ayant amené l’Islam en Afrique : EL
CAÏD BABA AHMED EL ANDALOUSI leur chef fit la conquête de l’empire Songhaï vers
1591. L’artiste est avant tout un miniaturiste et son art se retrouve dans la
décoration des meubles, dont il a exposé certains modèles à Atlanta et au Portugal.
Lors d’un passage à Tamanrasset vous le trouverez très souvent chez son ami
Ahmed chez qui il travaille et expose ses œuvres.
Ahmed Ben Ahmed Baghor : calligraphe et caricaturiste Touareg

Ahmed est né à In Amguel au Nord de Tamanrasset en 1968 , études secondaires à Tamanrasset et autodidacte en peinture. Il est attiré par les peintures de Fergui et surtout par celles de Ibrahim ag Yaya, actuel directeur d’une agence de voyage de Tamanrasset. Il considère Ibrahim comme son père spirituel. Après quelques années s’engagent dans la calligraphie, la caricature et la bande dessinée. Il est surveillant d’école à Tamanrasset. Il a comme il le dit lui même « des richesses emballées qu’il faut faire vivre » , il veut aussi pour échanger avec les voyageurs qui passent à Tamanrasset parce qu’il pense que l’art est une langue mondiale.
Fergui Ali
Fergui Ali est né en 1959 à Tamanrasset , mais sa famille
est originaire de Djanet.
Son père, à Djanet était aussi un artiste : il faisait
des petites cuillères à thé, des boites pour les bijoux des femmes et des
assiettes en bois. Son grand père faisait de la décoration sur cuivre
Fergui a commencé à peindre à l’age de 17 ans et cette
passion ne l’a jamais quitté. Il peint sur les murs de la ville, avant que les
enseignes arrivent, sur des panneaux et sur le bois. Il a également fait un peu
de sculpture, mais préfère la peinture. Pour vivre il travaille chez lez
particuliers pour des petits travaux de soudure et pour les faux plafonds
A exposé à la maison de la culture de Tamanrasset et son
souhait le plus cher serait de pouvoir faire connaître sa peinture
Si vous voulez le rencontrer rien de plus simple, tout le
monde en ville connaît Fergui.
Sophie Debazac

“Terre Assoiffée ”
C’est à Athènes que Sophie Debazac construit son identité
méditerranéenne qui imprègne l’ensemble de ses œuvres. Une famille, qui
depuis plusieurs générations vécu en Algérie , en Tunisie et au Maroc
lui apporte ce goût des grands espaces et des couleurs.
C’est à Nancy à l’Ecole Nationale des Beaux Arts, section peinture et
art textile qu’elle appronfondie son talent, pour la création d’un
atelier d’Arts Plastiques.Au hasard des mobilités professionnelles
familiales, elle découvre le patchwork dans le cadre de la vie
associative. Elle évolue très vite vers une conception plus
personnelle. La création textile n’est pas une fin en soi mais
devient son mode d’expression, peindre avec des tissus…
Les voyages sont à la source de son inspiration. Ces dernières années,
le désert saharien est le thème unique de ses recherches.
Elle a présenté 5 expositions personnelles et participé à 4 expositions de groupes.
Depuis 1995, elle habite Aix en Provence
Abdelfetah Kacemi

C’est à Tamanrasset ou je vis depuis 2001 que j’ai rencontré Abdelfetah
alors que je m’intéressais aux peintres touaregs autodidactes de la
ville, dont certains réalisaient sur les murs de la ville de belles
peintures naïves de leur environnement.
Abdelfetah Kacemi est un vrai talent de la calligraphie arabe
contemporaine qu’il a choisit comme moyen d’expression.
Franco-algérien, il est originaire, vit et travaille à Tamanrasset dans
le grand Sud algérien, comme excellent guide saharien .Il reçoit en
2006 le prix de calligraphie lors des rencontres des artistes
plasticiens. Il expose régulièrement ses créations dans plusieurs
villes françaises dans le cadre de festivals et dans des galeries.Il
est amené à être reconnu dans les années à venir comme l’un des
calligraphes modernes des plus talentueux.
La Calligraphie , fascina particulièrement les artistes européens au
XXè siècle comme on peut le constater chez Dotremont ou Michaux par
exemple.
Cet art de la belle écriture devient prétexte à l’exploitation de
nouvelles formes fluides et dynamiques. C’est ainsi que dans ses
recherches Kandinski semble s’inscrire dans la continuité des
réflexions déjà entamées par les grands maîtres calligraphes de
l’Orient. Matisse reconnaît l’influence qu’a exercée l’Art Arabe sur
ses lignes et ses couleurs. Il dit à ce propos, en parlant de “volonté
expansive”, qu’il a tiré cette notion de l’Orient: “la révélation m’est
venue de l’Orient ou plus exactement de l’islam. Cet art m’a touché, en
particulier lors de l’extraordinaire exposition de Munich… parce que
cet art suggère un espace plus grand, un véritable espace plastique.
N.L.
Ahmed Abdoulaye Boudane

" La calligraphie Touaregs, depuis la nuit des temps... "
Ahmed Abdoulaye Boudane est touareg né dans un campement du nord Niger dans la région de
Tchin -Tabaraden et ses premiers dessins furent l’alphabet tifinagh que
sa grand-mère lui apprenait dans le sable.
C’est un peintre autodidacte comme la plupart des artistes du Sahara
Central.Sa peinture est son arme, son moyen d’expression et il
travaille essentiellement sur le thème de la paix tant recherchée par
ce peuple du désert. Il s’inscrit dans l’art moderne africain, dans un
style abstrait ou se mêlent des lettres en tifinagh sur plusieurs plans
dessinant ainsi des formes, faisant apparaitre des figures, en
mélangeant les couleurs créant ainsi une ambiance particulière toute
inspirée de la vie quotidienne des touaregs.
Quand je travaille sur une peinture, je dépasse la lettre, le mot et la phrase et je plonge dans l’abstraction calligraphique.
Il utilise l’aquarelle, le pastel et l’acrylique mais aussi
essentiellement des pigments naturels aux couleurs du désert qu’il
trouve dans le désert et qu’ensuite il mélange avec de la colle.
Les deux artistes qui l’influence sont Hawad peintre et poète nigérien et le calligraphe tunisien Lassaad Métoui.
Ahmed Abdoulaye Boudane fabrique également des bijoux en argent.
Retrouvez le sur son site - www.ahmedboudane.canalblog.com -
Almoustapha TAMBO

Artiste touareg nigérien, Almoustapha TAMBO est passionné par le dessin
depuis son plus jeune âge. Autodidacte, ses aquarelles aux couleurs du
désert sont un hymne à la beauté envoûtante du désert, à la culture des
touaregs et leur environnement, à la liberté…c’est un “homme libre”.
Les chameaux, source inépuisable d’inspiration, symboles de la liberté, le fascinent, l’obsèdent.
Son style, si particulier, traits fins et nerveux, confère aux montures
et à leurs cavaliers une élégance raffinée, une beauté majestueuse.
Maître dans l’art du mouvement, sa peinture exalte sa soif de liberté dont il a un besoin viscéral, vital, lui qui « n’aime pas la contrainte de la vie citadine. La liberté, essence même de l’identité touarègue, Almoustapha Tambo la vit à travers ses œuvres, maîtrisant avec le même talent l’art figuratif ou l’art abstrait. Artiste Almoustapha est instituteur de brousse -métier auquel il se voue entièrement- Almoustapha TAMBO se bat pour la scolarisation et l’aide aux enfants les plus démunis











